Voir aussi
17 Mai 2013
Le Président de la République IDRISS DEBY ITNO a visité cet après-midi une unité de production de réchauds à pétrole à Diguel Ngabo,dans le 8ème arrondissement
16 Mai 2013
Le Président de la République IDRISS DEBY ITNO a accordé ce matin une audience au Directeur général de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et Madagascar (ASECNA), Guitteye Amadou Ousmane. Le Chef de l’Etat et le Directeur général de l’ASECNA ont passé en revue la situation de l’institution sous-régionale.
Recommandez cet article à vos amis
Discours du Président dela République à l'occasion de la remise du crâne deToumaï,
En ce moment de grande émotion où TOUMAI rentre au bercail, après un long voyage pendant lequel il a subi avec succès, de nombreuses épreuves scientifiques qui ne laissent plus aucun doute sur son authenticité, Je ne peux qu’exprimer la joie de tout un peuple désormais assuré que notre pays est bel et bien le berceau de l’humanité.
Mesdames, Messieurs les participants au Premier Colloque International sur la Paléoanthropologie de N’Djaména ;
Distingués invités ;
Mesdames, Messieurs ;

En ce moment de grande émotion où TOUMAI rentre au bercail, après un long voyage pendant lequel il a subi avec succès, de nombreuses épreuves scientifiques qui ne laissent plus aucun doute sur son authenticité, Je ne peux qu’exprimer la joie de tout un peuple désormais assuré que notre pays est bel et bien le berceau de l’humanité.
C’est le lieu d’adresser mes chaleureuses félicitations, autant que mes remerciements et ma profonde gratitude au Professeur Michel Brunet, cet ami du Tchad qu’on ne présente plus, un vrai descendant de TOUMAI, en somme, qui a dirigé l’équipe ayant découvert TOUMAI.
Mes félicitations s’adressent également à toute la valeureuse équipe de la mission paléoanthropologique franco-tchadienne et à sa composante tchadienne en particulier, qui a œuvré sans relâche, avec abnégation, dans des conditions extrêmement difficiles, pour aboutir au résultat que l’on sait.




Distingués invités ;
Mesdames, Messieurs ;
Si, 1994 a marqué le début d’une nouvelle ère dans l’histoire de la paléoanthropologie tchadienne, nous connaissions déjà, plus proches de nous, nos ancêtres les SAO et, avant eux, le Tchadanthrope, un Hominien découvert, aussi, dans le désert du Tchad.
Avec la mise sur pied de la Mission Paléoanthropologique Franco-tchadienne placée sous votre direction, Professeur Michel Brunet, un saut qualitatif déterminant dans la compréhension des origines de l’homme a été réalisé. Je suis heureux que mon pays ait offert à l’humanité cette opportunité exceptionnelle.
Déjà, dès 1995, alors que vous veniez d’entreprendre avec votre équipe, les fouilles dans le Désert du Djourab, vous nous fassiez apparaitre le premier australopithèque surnommé ABEL, vieux de plus de 3 millions d’années. Cette découverte fut une véritable révolution dans la paléontologie humaine car, pour la première fois, une découverte a été faite à l’Ouest du grand rift africain, contredisant ainsi la théorie de la Vallée du Rift.
Plus tard, le 19 juillet 2001, l’épopée se poursuivra avec la découverte d’un nouvel hominidé, le Sahelanthropus Tchadensis que j’ai surnommé TOUMAI, qui veut dire « Espoir de vie », vieux de plus de 7 millions d’années. Cette nouvelle découverte inattendue confirme, après ABEL, que l’hypothèse d’une origine australe ou orientale, de l’être humain, défendue par Yves Coppens doit être considérée comme définitivement révolue. D’ailleurs, ce dernier l’a reconnu lui-même !
Ces deux découvertes majeures qui ont ainsi contribué à améliorer substantiellement l’histoire de l’humanité, sont le résultat de la coopération entre le Tchad et la France, et surtout, entre l’Université de Poitiers, l’Université de N’Djaména et le Centre national d’appui à la recherche.

Je remercie la France pour son soutien à la recherche scientifique au Tchad et sollicite des hautes autorités françaises qu’elles poursuivent cette coopération pour un passage de témoin réussi entre nos partenaires français et nos jeunes chercheurs en quête de savoir. Nos universités offrent le cadre indiqué pour le transfert de ces connaissances que nous attendons et vous pouvez compter sur mon engagement personnel pour y veiller : j’y mettrai en particulier, les ressources nécessaires.

Mesdames, Messieurs ;
Chers scientifiques,
Le retour de TOUMAI que vous raccompagnez sur ses terres parmi les siens, auréolé de ses certificats d’authentification, va désormais situer le Tchad au centre de la recherche paléoanthropologique mondiale.

Hormis TOUMAI, les 17.000 fossiles d’hominidés dont dispose le Tchad sont aussi une raison fondamentale pour attirer les scientifiques du monde dont vous êtes ici un échantillon représentatif. Des vocations en résulteront parmi la jeunesse estudiantine et au-delà, une véritable activité touristique pourrait se développer.

Celle-ci associerait notamment les merveilles des gorges d’Archei jalousement gardées par la nature où se trouvent aujourd’hui, en plein désert du Sahara, des crocodiles descendants de ceux du Nil et une forêt équatoriale verdoyante ; les peintures rupestres que l’on y trouve montrent s’il en était besoin, l’existence d’une civilisation largement en avance sur son époque.

Mesdames et Messieurs,
Je voudrais préciser que la fin de la mission paléoanthropologique franco-tchadienne ne doit pas signifier la fin de la recherche dans ce domaine au Tchad, mais plutôt le début d’une nouvelle aventure que je souhaite plus exaltante et qui débouchera, j’en suis persuadé, sur d’autres découvertes aussi marquantes que TOUMAI, et pourquoi pas des découvertes des hominidés encore plus anciens que TOUMAI.

Le Tchad, je l’ai dit, mettra les moyens conséquents dans la recherche scientifique. Le département de la paléoanthropologie de la faculté des sciences exactes et appliquées de l’Université de N’Djaména sera le fer de lance de la recherche à coté du Centre national d’appui à la recherche.

Mesdames, Messieurs ;
Professeur BRUNET ;
Vous avez dit que le Tchad n’était parti de rien en 1994. Dix sept ans après, le Tchad a joué un rôle crucial dans l’histoire de l’émergence des hominidés anciens. Désormais, TOUMAI fait partie du patrimoine national, mais aussi mondial et le Tchad appartient donc de fait au Patrimoine de l’Humanité.
En même temps qu’un honneur, c’est une responsabilité qui échoit sans doute à nous Tchadiens, mais aussi à toute la communauté internationale.
C’est pourquoi je lance un appel aux partenaires internationaux que vous êtes et surtout à la France de continuer à nous accompagner dans la coopération universitaire et scientifique.

Au Professeur Michel Brunet dont je sais apprécier la soif de découverte tant il aime son métier, je lui demande de continuer à nous prêter main forte, car je sais que ses pensées sont déjà sur d’autres parties du monde.

Mesdames et Messieurs les éminents spécialistes de la paléoanthropologie,
Demain vous vous rendrez dans le Djourab là où reposait TOUMAI. Prenez du plaisir dans le désert tchadien, car vous y trouverez des merveilles. Je vous souhaite un bon retour dans vos pays respectifs.

Quant à mes compatriotes, dressons nous des couronnes pour célébrer le retour de l’ancêtre de l’humanité et la confirmation de notre pays comme berceau de l’humanité.
Au Directeur du CNAR, je demande de prendre toutes les dispositions nécessaires pour le bon repos de notre ancêtre.
Vive la coopération internationale ;
Vive le Tchad éternel ;
Je vous remercie.
Site Officiel de la Présidence de la République du Tchad | © copyright 2011